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Traiteur et plats cuisinés : les règles d'hygiène

Traiteur

Mis à jour le 25 octobre 20264 min de lecture

Un traiteur prépare souvent la veille, transporte, puis sert ou vend loin de sa cuisine. Chaque étape ajoute un risque : refroidissement trop lent, chaîne du froid rompue pendant le trajet, plat oublié sur un buffet. Voici les températures à tenir, les règles de vente des plats cuisinés et les documents à garder à jour.

L'essentiel

  • Plats préparés à l'avance : stockés à 3 °C au plus, ou maintenus à 63 °C au moins.
  • Refroidissement : le plus vite possible après la cuisson ; deux heures entre 63 °C et 10 °C est le bon repère.
  • Transport : des caissons propres, qui gardent la température et permettent de la contrôler.
  • Vente : les allergènes sont indiqués pour chaque plat, même vendu sans emballage.
  • Agrément : nécessaire pour livrer d'autres commerces en produits d'origine animale, sauf dérogation.
Des plats traiteur filmés et étiquetés dans une caisse isotherme

Préparer à l'avance en sécurité

Le règlement (CE) n° 852/2004 pose la règle de base : un aliment destiné à être conservé ou servi froid est réfrigéré dès que possible après la cuisson. L'arrêté du 21 décembre 2009 donne les chiffres pour les préparations faites à l'avance : 3 °C au plus au froid, 63 °C au moins au chaud.

Le transport des plats

Le règlement 852/2004 demande des caissons et conteneurs propres, en bon état, faciles à nettoyer, et réservés aux aliments si un autre chargement risque de les contaminer. Ils doivent maintenir les denrées à la bonne température et permettre de la contrôler.

Notez les températures de départ et d'arrivée sur une fiche de relevé de température : c'est votre preuve en cas de doute.

La vente de plats cuisinés

Le règlement (UE) n° 1169/2011 rend l'information sur les allergènes obligatoire pour tous les plats, y compris ceux vendus sans emballage ou emballés devant le client. Le tableau des 14 allergènes vous y aide.

Vendre aux particuliers, y compris lors d'une réception, reste du commerce de détail : la déclaration d'activité suffit.

Les documents à tenir

La formation de 14 heures n'est pas exigée d'une entreprise immatriculée comme traiteur. Elle l'est si votre établissement relève de la restauration traditionnelle, rapide ou à emporter. Dans tous les cas, elle aide à former l'équipe : voir la formation en hygiène alimentaire.

Ce qu'un contrôle peut regarder

  • La température des enceintes froides, des vitrines et des plats maintenus au chaud.
  • Les dates sur les préparations faites à l'avance.
  • L'état et la propreté des caissons de transport.
  • L'information sur les allergènes pour chaque plat vendu.
  • La traçabilité des matières premières.

La réglementation citée

Ces textes fondent les règles de la page ; vérifiez-en la version en vigueur.

Questions fréquentes

Combien de temps garder un plat cuisiné au réfrigérateur ?

L'arrêté du 21 décembre 2009 ne fixe un plafond que pour la restauration collective : le troisième jour après la fabrication, faute d'étude. Un traiteur fixe lui-même la date limite de ses plats et doit pouvoir la justifier.

Peut-on livrer des plats chauds dans un caisson isotherme ?

Oui, si le plat arrive à 63 °C au moins. Remplissez le caisson au dernier moment et mesurez à l'arrivée.

Faut-il un agrément pour vendre à un restaurant ?

Oui pour les produits d'origine animale, sauf dérogation accordée quand ces ventes restent marginales, localisées et restreintes. Renseignez-vous auprès de la DDPP.

Faut-il afficher les allergènes lors d'une réception ?

Oui. L'information doit être disponible pour chaque plat, par exemple sur une carte posée près du buffet ou remise à l'organisateur.

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